Edmond Sadaka Photographe Journaliste

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LES CONSEILS DU PHOTOGRAPHE

LA MACRO-PHOTOGRAPHIE

 Petit aperçu technique

photo macro La « macro »photographie, par définition, permet de photographier de très près des objets de petite taille. Si l’on veut parler de façon un peu technique, le terme de macrophotographie est utilisé à partir du moment où l’on obtient un rapport de grandissement supérieur ou égal à 1:1. Autrement dit, si un insecte mesure réellement 5 mm, il mesurera la même chose sur le film ou le capteur 5 mm (d’où ce rapport 1 :1). En dessous de ce rapport 1 :1, il sera plus juste de parler de « proxiphotographie », ou de photo rapprochée.

Avec la « macro » (comme on l’appelle souvent) , les amoureux de la nature peuvent s’en donner à cœur joie : ils ajoutent une autre dimension (souvent ludique) à bien des sujets tels que fleurs, insectes, etc…sujets qui du reste ont l’avantage bien souvent d’être à portée de main : dans votre jardin, au coin d’une rue, ou dans le premier parc avoisinant.

QUEL MATERIEL UTILISER ?

L’appareil photo reflex est le plus adapté, puisqu’il va permettre le changement d’objectif et donc d’utiliser les objectifs « spécifiques ». Car les objectifs standards de nos appareils reflex ainsi que la fonction macro des compacts sont la plupart du temps inadaptés. L’idéal pour obtenir une qualité optimale est - c’est logique - d’acquérir un objectif « macro ». Il est  donc conçu spécialement pour cet usage et  permet  d’obtenir un piqué d'image parfait. Il atteint  des rapports de reproduction de 1:1, sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter le moindre  accessoire. Il reste cependant possible (si l’on veut dépasser le grossissement obtenu) de l’associer à des bagues d’allongement ou des bonnettes. Mais cela se fera parfois (c’est le cas avec les bonnettes) au détriment du piqué.

objectif macro nikon 55f 2,8 AIS (manuel)Les objectifs macro sont relativement chers (au moins 500 euros pour un 60 mm macro neuf). Guettez le marché de l’occasion, il y a souvent des offres intéressantes à moitié prix et en excellent état. Si vous ne souhaitez pas cependant y consacrer un tel budget, sachez qu’un  50 mm standard (beaucoup moins cher) peut faire l’affaire si vous l’associez à un tube allonge (celui-ci, peu onéreux, se plaçant  entre le boîtier et l’objectif). L’inconvénient c’est que cette technique du tube allonge oblige à se trouver très près des sujets, ce qui ne facilite pas forcément la prise de vue. Le 100 mm (qui reste abordable au niveau du prix, et qui est  du reste idéal pour les portraits) donne plus de souplesse. Il permet de s'éloigner un peu plus des sujets photographiés.

Les compacts (et les bridges) ne sont pas à exclure pour faire de la macro, ils permettent de débuter à peu de frais. On peut parfaitement faire de la macro avec un compact.

Écoutez ici "La photo avec un compact est aisée" (1'15)
Jean-Marie SEPULCHRE, auteur de très nombreux ouvrages sur la photo numérique
site internet : pitchallenge

La « macro » répond aux mêmes impératifs techniques que la photographie traditionnelle. Ce qui la caractérise cependant en tout premier lieu, c’est « la profondeur de champ », autrement dit la zone de netteté, qui est absolument minuscule. Tous se joue, pour obtenir la netteté, sur un millimètre, voire beaucoup moins. Autant dire que faire des images de fleurs alors qu’il y a un peu de vent est un exercice voué à l’échec. Obtenir une photo nette dans ce cas relève de la loterie. Pour augmenter  la profondeur de champ, il faut fermer  le diaphragme et donc éviter la pleine ouverture. Certes l’arrière plan  sera moins flouté, mais la zone de netteté plus étendue. Attention cependant... ne fermez pas votre diaphragme au-delà de f16, le phénomène dit « de diffraction » sera alors très perceptible.

Revers de la médaille aussi si vous fermez le  diaphragme : vous ferez forcément rentrer moins de lumière par l’objectif et serez obligés d’augmenter le temps de pose, ce qui risque de provoquer un flou de bougé et de tout gâcher. Seules solutions : augmenter la sensibilité de votre boîtier, ce qui vous permettra des temps de pause plus courts, et (ou) éclairer le sujet photographié avec un éclairage artificiel, donc un flash. 

QUEL FLASH ET COMMENT L’UTILISER ?

Le flash intégré à l'appareil n’est pas l’idéal, loin de là. Le fait qu’il soit dans l’axe de la prise de vue donnera des images trop crues, avec des ombres souvent disgracieuses. Il a de fortes chances aussi de projeter l’ombre de l’objectif lui-même sur la fleur ou l’insecte que vous voulez photographier. A oublier.

flash cobra

Le flash cobra : son avantage est d’avoir une tête modulable qui permet d’orienter la lumière là ou vous le souhaitez : sur le sujet ou sur l’arrière plan.  Certains flashes cobras possèdent l’avantage de pouvoir être déportés sur le côté, en étant tenu à la main. Cette technique permet une liberté bien plus importante dans l'éclairage de la scène ! Elle est  souvent très efficace et  permet de donner du relief  à votre sujet. Vous pouvez utiliser plusieurs flashes déportés mais cela nécessite une installation plus complexe (trépieds, etc..). 

Le flash macro (annulaire) : il a été conçu tout spécialement pour la macro. Mais il fournit bien souvent une image trop plate et sans relief, autrement  dit pas assez naturelle. En réalité la solution idéale consiste à  combiner flash annulaire et flash cobra. Ce dernier permettra, installé sur un trépied, d’éclairer le fond ; le second (le flash annulaire) fera la lumière directement sur le sujet photographié.

MISE AU POINT : AUTOFOCUS OU MANUEL ? 

Autant le mode autofocus est pratique pour le paysage, le portrait, etc… autant dans le cas de la photo macro, il est plus délicat à manier que le passage en manuel. Débrayez votre autofocus, et jouez sur la netteté en vous approchant et vous éloignant (de quelques mm) de l’objet photographié. La mise au point se fera de la sorte. Dès que vous êtes nets, vous déclenchez.

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